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Bilharziose : un problème aigu de santé publique

Le 20 Février 2007

Essor n°15897   
 
Le fléau frappe surtout les enfants. Les femmes des zones rurales en sont aussi victimes.
 
La bilharziose ou schistosomiase sévit à l'état endémique dans notre pays. Selon les spécialistes cette infection est provoquée par des vers ou parasites qui se développent dans les eaux polluées, stagnantes, les selles et les urines. Les larves des parasites traversent la peau pour se loger dans l'intestin ou dans la vessie. Ainsi la bilharziose se présente sous deux formes: la bilharziose urinaire et celle intestinale.

La schistosomiase et les vers intestinaux existent dans les différentes régions du pays avec des prévalences variables. La bilharziose urinaire est la forme la plus répandue. Elle se retrouve un peu partout. Elle touche le plus souvent les enfants, notamment, ceux de la tranche d'âge de 5, 10 et 15 ans. Il existe aussi une forme intestinale localisée dans les régions de Mopti, Koulikoro et Ségou. Le District de Bamako aussi est concerné par cette forme.
Le Dr Robert Dembélé, coordinateur du Programme national de lutte contre la bilharziose relève que la schistosomiase et les vers intestinaux ont des conséquences néfastes sur la santé. Ils entraînent une perte de sang et la malnutrition chez le malade. Ils freinent par ailleurs la croissance de l’enfant et de la femme.
Dans les localités rurales, les femmes paient un lourd tribut à la maladie. Elle est souvent à l'origine de la stérilité, une situation vécue dans notre société et bien d'autres comme un drame voire une malédiction. Les sages africains s'accordent pour dire que les enfant sont notre raison de vivre.
Au delà de la stérilité, la bilharziose non soignée engendre également des avortements précoces chez les femmes. Il a été établi que de braves ménagères dans les villages, confondent les saignements liés à la maladie avec les menstrues. Les données du Programme national de lutte contre la schistosomiase, révèlent que 90 % des femmes dans les villages sont touchées par cette maladie a indiqué, le coordinateur du programme.
Cette maladie n'est pas banale. Elle provoque un choc psychologique sur le sujet atteint. Mais il existe contre elle une chimiothérapie efficace. Les médicaments prescrits contre le fléau sont le Praziquantel et l’Albandazole. La prise d'une dose unique permet de bloquer l’infestation et la morbidité dues aux verminoses à des niveaux inférieurs.
Mieux, les spécialistes observent que le traitement empêche l'apparition de lésions irréversibles. Le Dr Robert Dembélé note que le soutien technique et financier de Schistosomiasis control initiative (SCI) basé à Londres en Angleterre, permet à son programme la mise en œuvre d'un plan national de contrôle de la maladie. Ainsi des séances d'information et de sensibilisation suivies de distribution de médicaments contre la schistosomiase sont organisées dans des aires de santé ciblées au profit des femmes.
Les multiples efforts déployés pendant les campagnes de traitement de masse organisée en 2005 et 2006, ont permis de traiter plus de 2,5 millions d’enfants de la tranche d'âge (5 à 15 ans) et plus de 600 000 adultes.
L'éradication de la bilharziose est à portée de main. Mais elle requiert l’implication de tous. Les populations sont interpellées sur des comportements à risque. Elles doivent observer des mesures d'hygiène comme le lavage régulier des mains au savon avant chaque repas et le port des chaussures.

Doussou Djiré
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Vitamines: DE PRECIEUSES SUBSTANCES POUR L'ÊTRE HUMAIN

Aujourd'hui le monde est unanime que les vitamines sont essentielles à l'organisme humain en terme de nutrition. Il est conseillé d'avoir une alimentation bien équilibrée et contenant un peu de tout en quantité suffisante.
L'auteur du livre "la prodigieuse famille des vitamines", Doris Faber, explique dans son ouvrage que le médecin écossais James Lind, est à l'origine de la diététique. Cette discipline scientifique traite de la valeur nutritive des aliments et des régimes alimentaires. Elle a inspiré beaucoup de recherches dans le monde. Plusieurs études scientifiques ont établi, aujourd'hui, que tous les aliments contiennent des vitamines. Ces substances organiques sont absolument nécessaires au développement, à l'entretien et au bon fonctionnement de notre organisme. Il est avéré qu'une carence en vitamines entraîne des troubles graves de la nutrition appelés avitaminoses. Leur persistance peut déboucher sur des maladies.
Les vitamines sont aussi précieuses pour l'homme que l'huile dans le fonctionnement d'un moteur. Elles sont désignées par des lettres de l'alphabet pour faciliter leur identification et leur mémorisation. Les spécialistes classent les vitamines selon qu'elles soient solubles dans l'eau (hydrosolubles) ou dans la graisse (liposolubles).
Il en existe plusieurs sortes. La vitamine A par exemple est administrée aux enfants de la tranche d'âge de 0-5 ans. Lors des campagnes nationales de vaccination contre la poliomyélite elle est souvent associée au vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) pour prévenir les troubles visuels.
Le Dr Nouhoun Koné chef de la Section immunisation de la direction nationale de la santé confirme que la vitamine A pallie les troubles visuels. Ils surviennent surtout vers le crépuscule, chez l'enfant et la femme enceinte. Le service d'immunisation est un dispositif important du Programme élargi de vaccination et des campagnes de masse. Le foie cru, le jaune d'œuf, le beurre, les huîtres entre autres aliments contiennent une grande quantité de Vitamine A.
Il existe une grande famille de la vitamine B. Cette vitamine est indiquée comme antinévritique. Elle est active contre les troubles de la croissance. Elle est contenue dans le jaune d'œuf, les tomates, les oranges, les graines de céréales et de légumineuses. Beaucoup d'autres aliments renferment de la vitamine B.
Mais Doris Faber rappelle dans son bouquin qu'au contraire de la famille humaine, les éléments de la famille de la vitamine B, ne se ressemblent pas. Chacun d'entre eux, est un corps chimique complètement différent. Chacun possède une structure propre et des fonctions spécifiques dans le métabolisme. Ils sont rangés dans la même famille parce que la nature les a placés ensemble dans les mêmes aliments. Il existe les vitamines B1, B2, B3, B4 jusqu'à la vitamine B12.
Le docteur Koné note que la vitamine C, stimule l'activité et dissipe la fatigue. Pour les spécialistes ce défatiguant, est distillé dans les oranges, les végétaux frais, le citron, le persil, le pamplemousse, la mangue, la papaye, les feuilles de manioc.
La vitamine D, pour sa part, est généralement consommée pour combattre le rachitisme, une maladie de l'enfant qui se manifeste par des déformations osseuses.
La vitamine E, a une grande importance. Elle est parfois utilisée pour "fouetter" la libido. Certaines sources indiquent qu'elle est prise par les deux sexes contre la stérilité. Il faut rappeler que l'infertilité est vécue dans notre pays comme un drame, voire une malédiction. Tous les couples aspirent à procréer et ils consentent tous les sacrifices pour y parvenir.
La vitamine E est -elle efficace contre la stérilité?. Le citoyen lambda n'est pas convaincue du résultat positif de cette thérapie. L'huile de palme, d'olive et le beurre contiennent de la vitamine E. Il existe aussi la vitamine K. Celle-ci est indispensable pour la bonne coagulation du sang. Elle se retrouve dans la salade, les choux, les carottes, l'huile de palme entre autres. `

B. DOUMBIA
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L'OMS penchée sur les Africains

L'OMS publie aujourd'hui un rapport sur la santé des 738 millions d'Africains. VIH/SIDA, paludisme, systèmes de santé... Ce document, premier du genre, expose les défis sanitaires auxquels l'Afrique est confrontée. Il présente aussi, quelques succès bien réels.
Son principal message est clair : le développement économique des 46 Etats membres de la région "Afrique" de l'OMS passe par une meilleure la santé de leurs habitants. Car soulignent les auteurs, "une mauvaise santé entraîne les populations dans le cercle vicieux de la pauvreté". Précarité, appauvrissement, innombrables vies perdues, baisse de la productivité...
Or les problèmes de santé publique en Afrique sont énormes. Une situation en grande partie imputable à l'écrasant fardeau des maladies infectieuses. Notamment le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose qui font chaque année plus de 3 millions de victimes. Parmi ces dernières, trop de nouveau-nés et d'enfants, en proie tout à la fois "aux conflits armés et à la précarité des systèmes de santé".
L'OMS prévoit d'ailleurs, peut-être dans un souci de ménager ses effets, une autre conférence de presse sur ce thème... après-demain mercredi. Soit à peine 48 heures après le lancement du rapport. Bref, revenons à ce dernier.
Il en ressort qu'au Zimbabwe par exemple, 17% des jeunes femmes de 15 à 24 ans sont séropositives au VIH. Un record. L'Afrique du Sud, considérée comme l'un des pays les plus développés de la région, doit également faire face à une épidémie galopante de SIDA. Plus de 15% des jeunes femmes y sont infectées. En revanche, le Niger semble tirer son épingle du jeu avec moins de 2% des 15-24 ans porteurs du virus.
Un état des lieux assez préoccupant donc, mais que l'OMS ne considère pas comme désespéré pour autant. "On en voit partout des signes tangibles : l'Afrique est en train de trouver des solutions africaines à ses problèmes de santé".
Comme au Mali où des systèmes de partage des coûts ont permis de doter 35 des 57 "centres de santé communautaires ª du pays, de personnels qualifiés. Ces derniers sont aujourd'hui capables de pratiquer des césariennes d'urgence. Au Rwanda, une campagne de prévention routière a fait chuter d'un quart le nombre de tués par accidents de la route en un an. En Guinée-Bissau enfin, les autorités ont décidé de s'appuyer sur les "radios communautaires" pour faire passer les messages de santé. Avec 66% d'analphabètes, les radios - qui émettent en langues locales - sont en effet l'unique moyen de sensibiliser les populations.

Source : www.essor.gov.ml/sem/cgi-bin/view_article.pl

L'équipe Algosophette®.   bilharziose

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