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Algérie: La pauvreté des uns n'est pas la pauvreté des autres

La Tribune (Algiers)

OPINION
le 5 Février 2007
Saliha Aouès

On ne meurt pas de faim en Algérie, selon des responsables du pays. Responsables de leurs propos. A en oublier le fameux décès de cet écolier de l'intérieur du pays, tout proche pourtant de la capitale, à quelque deux heures seulement de route. C'était un certain hiver de ces toutes dernières années, lorsque l'information rapportée par la presse a fait le tour de l'Algérie : un tout jeune Relizanais a rendu l'âme, le ventre vide. Cet enfant est pourtant mort de faim.

Et non de pauvreté donc. C'est apparemment une question de lexique qui ne nourrit pas son homme non plus. Pauvreté ou faim, les chiffres avancés occultent officiellement et consciemment ce phénomène rampant, malgré cette solidarité nationale, traditionnelle qui empêche, elle, qu'on ne meure plus, faute d'avoir de quoi manger. Et non parce que l'Etat a fait quelque chose pour empêcher que ces décès ne surviennent. Parce qu'en fait, si on maintient qu'on ne meurt pas de faim en Algérie, la malnutrition, l'absence de vitamines, le manque de protéines sont légion dans les foyers. Car de plus en plus de ménages se passent malgré eux des aliments nécessaires à une bonne santé ! A la santé tout court ! Et pas plus tard qu'en ce début 2007, toute une famille a été dépêchée en urgence à l'hôpital. Pour ne s'être nourrie que de pain badigeonné à la harissa, n'ayant plus rien à se mettre sous la dent !

 Des réalités mises au jour, passées presque inaperçues, à peine livrées à lire dans de minces entrefilets, comme un fait divers anodin. Pourtant, cet état de fait avéré est à multiplier par de nombreuses familles dont les mères et pères survivent de dons du voisinage. Aléatoires, pas toujours évidents, à force de connaître les jours sans plus que les jours avec !

Sinon, il faut regarder du côté des restes des cageots patiemment triés pour en sauver quelques restes. Ou voir fouiller dans les entrailles de poubelles et bennes à ordures ces hommes et ces femmes d'un âge certain, parfois très avancé. La tête complètement rentrée de honte dans les détritus pour en extraire ce qui peut constituer un repas. C'est l'image d'aujourd'hui, jamais rencontrée par le passé, pour nous venue plutôt d'ailleurs.
 
Comme ces fillettes qui se hasardent sur les bords des routes et autoroutes, jusqu'à une heure avancée de la journée, pour tenter de finir de vendre le contenu d'un panier de galettes. Des filles sorties prématurément de l'école par les parents, cas le plus fréquent, parce que cela revient cher de les scolariser.

Et ces femmes sans âge, à la première heure du matin, chaud ou pluvieux, le dos courbé par les ménages. Pour remplacer la subsistance censée être assurée par le mari licencié ou par les enfants pris dans l'engrenage infernal du chômage

Un quotidien socio-économique que la base ne peut pas comprendre. Ne veut pas reconnaître pour n'avoir pas trempé dans des négociations et une gouvernance qui la dépassent. Et dont elle fait pourtant les frais. Au point que le salarié moyen en voie d'extinction ne se retrouve plus. Pour glisser sans pouvoir se rattraper vers la pauvreté car il y a bien longtemps qu'il en a dépassé le seuil. Sans jeu lexical

Source : fr.allafrica.com/stories/200702051237.html

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