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Jacques Chirac appelle à la révoltution écologique

Le 02 Février 2007

Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU estime que les dérèglements climatiques provoqués par l'Homme demeureront pendant plus de mille ans. Le réchauffement planétaire pourrait atteindre 1,8 à 4° d'ici la fin du siècle. Les émissions de CO2 ont continué de progresser les cinq dernières années, malgré la signature du protocole de Kyoto
Les experts du  Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), réuni à Paris, ont donné pour la première fois une "meilleure estimation" du réchauffement attendu d'ici à la fin du siècle. La température grimperait de 1,8° à 4°C par rapport à la période 1980-1999. Ces valeurs sont des moyennes, et le réchauffement pourrait être plus élevé, allant jusqu'à 6,4 degrés dans le scénario le plus "polluant" établi par ce groupe de scientifiques travaillant sous l'égide de l'ONU.

Vendredi lors d'une cérémonie au Palais de l'Elysée, Jacques Chirac a appelé à une vraie démarche politique internationale : "Le jour approche où l'emballement climatique échappera à tout contrôle : nous sommes au seuil de l'irréversible". "Face à l'urgence, le temps n'est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique", a ajouté le Président.

Jacques Chirac a estimé qu'il fallait "construire une gouvernance mondiale de l'environnement. L'unilatéralisme, dans ce domaine aussi, mène à une impasse". Il a ainsi proposé de transformer l'actuel Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) "en une organisation des Nations unies à part entière". "Cette ONUE portera la conscience écologique mondiale", a-t-il dit en soulignant que "forte d'un mandat politique, elle donnera plus de force, plus de cohérence à notre action collective".

"L'ambition de notre conférence, c'est de constituer un groupe de pays pionniers, prêts à porter ce projet d'Organisation des Nations unies pour l'environnement, afin de convaincre les pays qui hésitent encore", a conclu Jacques Chirac. Si les Européens ont adhéré à ce projet, les principaux pays pollueurs comme les Etats-Unis et la Chine ou les grands pays émergents tels le Brésil ou l'Inde y sont hostiles. Jacques Chirac a aussi proposé l'adoption à l'ONU d'une "Déclaration universelle des droits et des devoirs environnementaux.

Il a insisté sur la nécessité d'une "transformation radicale de nos modes de production et de consommation", soulignant qu'il fallait "susciter des ruptures technologiques" en développant les énergies sans gaz à effet de serre, le chauffage solaire ou les bioénergies tout en renforçant les économies d'énergie. Mais, selon lui, il faut aussi éviter la "guerre écologique" avec un effort équitablement réparti entre pays du nord et du sud et une aide aux pays pauvres, les plus affectés par le changement climatique. "Sachons allier lutte contre la pauvreté et révolution technologique, en reprenant la notion de patrimoine commun de l'humanité", a-t-il déclaré en proposant à nouveau d'instaurer une taxation internationale sur le carbone.

Chaleurs extrêmes, cyclones et élévation du niveau des mers... causés par l'Homme
Dans leur rapport, les experts jugent "très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les événements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents". Il est "vraisembable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations plus fortes. Le niveau des mers devrait s'élever de 18 à 59 centimètres d'ici à la fin du siècle, poursuit le rapport. "Une élévation moyenne de 40 cm du niveau des océans signifierait que 200 millions de personnes doivent quitter leur foyer et leur lieu de vie", explique le climatologue français Jean Jouzel.

Dès 2004, Météo France avait prévenu que la France connaîtrait une canicule du type de celle de 2003 (15.000 morts) un été sur deux à l'horizon 2060-2100, pour un scénario "moyen" de réchauffement (3,4 degrés de plus en 2100).

Les experts ont renforcé leur conviction que l'homme est responsable de "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du XXe siècle". Le Giec affecte à cet impact humain sur le climat une certitude de 90%, contre 66% dans leur dernier rapport en 2001. "Tout converge pour montrer la part essentielle de l'homme dans le réchauffement du climat", a souligné Susan Solomon, présidente du groupe de travail scientifique.

L'homme modifie le climat, avec à la clé la hausse des températures et du niveau des mers, des dérèglements qui resteront inéluctables "pendant plus d'un millénaire", prévient le rapport. "Le réchauffement est sans équivoque, et c'est vraiment fort", renchérit Jean Jouzel. "Le réchauffement se manifeste désormais dans tous les éléments à l'échelle globale, dans les océans, la diminution de l'enneigement, tout ce qui bouge autour de nous témoigne du réchauffement".

Une "sirène d'alarme", selon Greenpeace
Tous les scénarios du Giec sont réalisés sans tenir compte d'éventuelles actions de la communauté internationale pour contrer le changement climatique. "Sans vouloir être alarmiste, il faut noter que les émissions (de CO2) ont continué d'augmenter de 6,4 milliards de tonnes à 7,2 milliards de tonnes en cinq ans, avec pour conséquences des concentrations de CO2 qui ne font qu'accroître le réchauffement : le moins qu'on puisse dire c'est qu'on n'est pas sur la voie de la sagesse", estime Jean Jouzel.

"Si le dernier rapport du Giec (en 2001) était un appel à se réveiller, ce nouveau rapport est une sirène d'alarme", a immédiatement réagi l'association Greenpeace dans un communiqué. "La bonne nouvelle est que notre compréhension du système climatique et de l'impact humain à son encontre s'est énormèment améliorée. La mauvaise nouvelle, c'est que plus on en sait, plus notre avenir apparaît dangereux", poursuit Greenpeace.

Donner une suite au protocole de Kyoto
Le rapport scientifique doit fonder l'action de la communauté internationale pour les cinq ans à venir, alors que les dirigeants de la planète doivent donner une suite au protocole de Kyoto qui vient à échéance en 2008-2012. Londres a déjà fait connaître ses intentions : "Il y a un besoin urgent pour un débat international sur le changement climatique", a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett. Selon elle, le rapport du Giec "confirme que le changement climatique est pire et plus urgent (à traiter) qu'il n'avait été précédemment estimé. "

Vendredi, le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a jugé "urgent" de négocier un nouvel accord international pour succéder au protocole de Kyoto après 2012, face à l'ampleur du réchauffement climatique mis en évidence vendredi par les experts internationaux. "Il est plus urgent que jamais que la communauté internationale engage des négociations sérieuses en vue d'adopter au niveau mondial un nouvel accord de large portée qui permettra de mettre un terme au réchauffement climatique de la planète", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"Afin de stabiliser les émissions mondiales de gaz à effet de serre, il faut dans un premier temps que les pays développés réduisent leurs émissions de 30% par rapport au niveau de 1990 d'ici à 2020", a-t-il estimé. La Commission a justement proposé début janvier que les pays développés, dont l'UE, se fixent l'objectif de réduire de 30% leurs émissions de gaz dans le cadre d'un nouvel accord international pour succéder à l'actuel protocole de Kyoto qui expire en 2012. Si ces négociations n'aboutissaient pas, Bruxelles propose alors que l'UE s'engage unilatéralement à réduire ses émissions "d'au moins 20%". Dans le cadre de Kyoto, les pays développés doivent réduire leurs émissions de 5% en 2012 par rapport à 1990, et l'UE de 8%.

Source : www.lesechos.fr/info/energie/300139263.htm

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