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Spiruline Espoir

Le Mercredi 31 Janvier 2007

Quand l'espoir s'appelle spiruline

La spiruline, cette petite algue qui fait beaucoup parler d'elle en Afrique de l'ouest en raison de ses nombreuses vertus nutritionnelles a fait l'objet d'une conférence-débat au CCFAR. Le ministère de la santé entend introduire cette algue miraculeuse dans ses programmes nutritionnels.

La spiruline a été au centre des discussions lors de la  conférence-débat  organisée dimanche dernier au CCFAR à l'initiative du ministère de la Santé. Cette conférence a sans nul doute fait  ressortir les propriétés nutritionnelles de cette micro-algue. Apparue il y a des millénaires sur la terre, la spiruline a fait ses preuves dans nombre de pays d'Afrique de l'Ouest, au Japon et au Tchad où elle est consommée traditionnellement.  Son arrivée à titre expérimentale à Djibouti est une première. Il était nécessaire de la présenter afin que la spiruline  ne soit pas  marginalisée et qu'elle ne  passe pas  pour une algue " extraterrestre ".

C'est à l'initiative du Ministère de la Santé qu'a été  lancée depuis le 1er décembre 2006 une étude de " réhabilitation nutritionnelle " par la spiruline au sein de l'hôpital de Balbala, en partenariat avec l'Agence pour le Développement Rural.

Le secrétaire général de la Santé, le Dr Saleh Banoïta Tourab qui a ouvert la conférence débat a rappelé l'engagement du gouvernement dans la lutte contre la malnutrition et tous les espoirs placés dans le " projet spiruline ". L'un des médecins en charge de l'étude clinique, le Docteur Mahdi Ali a interpellé dans son intervention le public présent. Il a mis l'accent sur la situation alarmante de la malnutrition qui affecte de  nombreuses familles djiboutiennes. En effet, il faut rappeler que 60% des enfants hospitalisés sont malnutris et que la malnutrition reste la première cause de  mortalité infantile à Djibouti en 2006.

 Ce phénomène dramatique multifactoriel (économie précaire des ménages, problèmes d'éducation, d'hygiène, d'infections…) semble avoir trouvé avec la spiruline un adversaire de choc.

Grâce au témoignage de deux bénévoles français de l'Agence pour le Développement rural (Sophie Ghesquier et  Florentin Carré) qui reviennent depuis peu du Tchad, on a découvert comment cette algue " miraculeuse " est cultivée et consommée traditionnellement dans un pays où les populations connaissent depuis toujours les vertus thérapeutiques de la spiruline. De par sa teneur exceptionnelle en protéines (60%), vitamines et oligo-éléments, elle représente aujourd'hui un complément alimentaire idéal dans la lutte contre la malnutrition. Peu coûteuse, la production locale en cours au sein de l'ADR, pourrait la rendre facilement accessible à tous les ménages dans le besoin. Un expert suisse en agronomie, le Pr Charles Moncousin, Responsable du Département Agronomie de l'Ecole d'Ingénieurs de Lullier, Haute Ecole Spécialisée de Genève a affirmé que l'implantation de la spiruline à Djibouti est un challenge à portée de nos mains et qu'elle  profiterait aussi bien aux agriculteurs et chômeurs locaux, que l'ADR formerait à la culture de la spiruline, qu'aux populations qui la consommeraient à moindre coût.

Le Docteur Ahmed Robleh et les bénévoles français  et canadiens de l'ADR (Romain Cliquet, Marie-Eve Côté-Dion et Emilie Montourcy) qui travaillent au centre de nutrition de Balbala ont présenté l'étude clinique auprès des enfants malnutris dont l'âge varie entre 6 et 59 mois qui bénéficient de 5 grammes de spiruline par jour en plus de leur repas. Présente sur le terrain depuis l'inauguration du centre en octobre 2006, l'équipe a expliqué comment elle a su s'implanter dans nos quartiers de Balbala et impulser une dynamique dans la prise en charge de la malnutrition, en combinant l'apport nutritionnel de la spiruline avec une sensibilisation au quotidien des populations.

L'initiateur du projet et président de l'ONG " Agence pour le Développement Rural ", Monsieur Mahdi Ahmed, a lancé un appel lors de ce débat, afin de réunir toutes les bonnes volontés de ce pays ou d'ailleurs pour soutenir cette étude prometteuse pour l'avenir de nos enfants et de toutes les populations fragilisées (femmes allaitantes, personnes touchées par le VIH/SIDA, personnes âgées…) qui pourraient profiter  des bienfaits de la spiruline, mais pas  seulement dans le domaine de la nutrition, mais aussi dans un souci préventif des carences alimentaires.  

A la suite de cette conférence a eu lieu un débat instructif entre les intervenants en charge de l'étude et  un public enthousiaste. Notons que ce  débat  s'est achevé par un buffet gastronomique à base de… spiruline. C'est un chef français, François Touret, qui a su nous montrer avec délicatesse que la spiruline peut aussi être un mets de choix et un délice pour les papilles. L'ensemble de la soirée a été orchestré et encadré par de charmantes hôtesses de l'agence " Idille " pour notre plus grand plaisir.

En attendant les conclusions de l'étude  en juin prochain à la faveur  d'un colloque qui se tiendra à Djibouti, disons : vive la spiruline.

Source : www.lanation.dj/news/2007/ln13/national8.htm

Sites Web djiboutiens... : www.intnet.dj/sites_web_djiboutiens.htm

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