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Les glaneurs de poubelles chassent le gaspillage en récupérant ce qui est consommable

Le 06 Avril 2009

Illustration qui peut en étonner plus d'un de la montée des revendications en faveur d'un mode de vie "durable", la mouvance des "déchétariens" fait discrètement son nid en France. A l'heure où la crise économique fait rage, Midi Libre a décidé de suivre des partisans  de ce courant venu des États-Unis, visant à lutter contre la consommation excessive et le gaspillage. Ces "déchétariens" glanent tout ou partie de leur nourriture dans les poubelles des magasins.  En récupérant les denrées consommables, tout juste périmées. Ces glaneurs jurent qu'ils ne sont pas poussés seulement par la nécessité économique. Tournée des poubelles un petit matin dans une commune du Gard.

Six heures, mercredi dernier, dans une commune située sur les contreforts des Cévennes.
Devant le supermarché (1), c'est le va-et-vient des camions qui déchargent leur cargaison. Deux silhouettes descendent d'une petite fourgonnette et surgissent dans la nuit. L'un de ces garçons porte une lampe frontale. Les deux jeunes gens se dirigent, sans hésitation, vers le parking et les bennes du supermarché qui débordent de rebuts alimentaires.

Ils font leur choix, en sortent une quantité impressionnante de fruits, de paquets de brioches dont la date limite d'utilisation optimale (DLUO) est dépassée du jour même, de cageots de légumes... De quoi nourrir toute une tribu. « Nous sommes beaucoup alors oui, nous avons besoin de tout cela... », chuchote l'un de ces glaneurs militants.
La discussion n'ira guère plus loin. Leur manège est repéré par le personnel du magasin qui leur ordonne de tout laisser sur place. Cette fois-ci, ils repartiront les mains vides.

En Languedoc-Roussillon, un petit nombre de "déchétariens" fait son marché dans les poubelles des supermarchés ou de commerces alimentaires. Pas seulement par nécessité.

S'inspirant d'un concept importé des États-Unis - le "freeganisme" -, Jérémie, étudiant à Montpellier, combat la surconsommation et a pris l'habitude de fouiller les poubelles des sandwicheries de l'Écusson. Même si depuis quelques mois, faute de temps, il a abandonné ces expéditions . « Je récupérais de quoi remplir mon frigo : des sandwiches datés du jour, des salades... Je vous assure, je n'ai jamais eu aucun problème de santé. J'en distribuais une partie aux sans-abri. » « C'est aberrant de jeter de la nourriture » , clament Sébastien et Solène, âgés d'une vingtaine d'années. Depuis le mois de janvier, avec leurs collègues, ils ont posé leurs camions sur un terrain privé dans la région du Vigan. « Nous sommes contre le gaspillage. Les grandes surfaces rejettent des quantités hallucinantes de nourriture en excellent état. Souvent dans un filet d'oranges, vous n'avez qu'un seul fruit abîmé. Avec l'argent dont nous disposons, nous achetons des produits sains, locaux et bio. Voilà la démarche que nous défendons », témoignent les deux jeunes gens. Entre ces militants pour une « consommation responsable » , les bonnes et mauvaises adresses circulent. « Dans les grandes villes, les hypermarchés ont des broyeurs, d'autres répandent de la javel sur les poubelles », regrettent Sébastien et Solène.

« Les supermarchés les plus intéressants sont installés dans les petites communes »,, convient Nathanaël, un saisonnier.
La compréhension des responsables de ces commerces alimentaires entre en jeu. « Théoriquement, je ne peux pas... Je n'ai pas le droit de les laisser récupérer le contenu des poubelles, même lorsqu'elles sont placées sur le parking extérieur. J'ai des consignes » assure, gêné, le dirigeant de l'un de ces supermarchés gardois particulièrement concerné. « Normalement, je devrais "javelliser" les poubelles. Ici, nous n'avons pas de pas de compacteurs. Nous sortons les poubelles trois fois par semaine. Les rebuts restent donc deux jours dans les containers. S'ils tombent malades... que se passe-t-il ensuite ? Mais dans un sens, je les comprends.... C'est sûr. C'est du gâchis. »

Source : http://www.midilibre.com

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