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Chirurgie - Grâve du bistouri pendant une semaine

Les chirurgiens français sont remontés à bloc. A partir de ce lundi et jusqu'à samedi, les spécialistes ont décidé d'arrêter leur activité, ou plus exactement de décaler d'une semaine leurs interventions, tout en assurant la continuité des soins et des urgences.

Cette démarche vise à alerter "l'opinion publique, les patients et les futurs opérés, les parlementaires et le gouvernement" qu'il y a un "risque de dégradation de l'offre de soins en chirurgie", explique à LCI.fr, le Dr Philippe Cuq, président de l'Union des chirurgiens de France (UCDF). Associée à d'autres syndicats de chirurgiens (SNCO et SNCVD), l'UCDF dénonce la réforme au cœur du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui sera déposée mercredi au conseil des ministres. Réforme qui vise à la suppression du secteur 2, qui permet aux chirurgiens de pratiquer des dépassements d'honoraires remboursés par les mutuelles.

Les pouvoirs publics ont bloqué le tarif des remboursements d'actes chirurgicaux par l'Assurance maladie - "c'est aujourd'hui, l'un des plus faibles d'Europe", pointe le docteur Cuq. En 1980, le secteur 2 a été créé pour permettre des dépassements d'honoraires. "Aujourd'hui, les compléments d'honoraires sont de plus en plus importants, souligne le Dr Cuq. Ils varient selon les régions et selon les spécialités de chirurgie. D'une manière générale, ils sont mal pris en charge par les mutuelles."

Remboursement "extrêmement variable"

Exemple à l'appui. "Une opération des varices coûte 178 euros - tarif Sécu [c'est-à-dire que 178 euros sont remboursés au patient par la Sécu, NDLR], avance le président de l'UCDF. Il s'agit d'honoraires bruts pour le chirurgien sur lesquels il doit enlever 50% de charges professionnelles : aide opératoire, secrétaire, frais de fonctionnement, assurance, location du cabinet, charges sociales..." A ce tarif, il est donc "contraint" d'ajouter un complément d'honoraires qui peut varier "entre 100 et 500 euros" et sur lequel le remboursement des mutuelles est "extrêmement variable". "Du tout au rien", assène le Dr Cuq.

En conséquence, poursuit-il, "nous demandons une transparence tarifaire -afin de savoir qui rembourse quoi- ainsi qu'une meilleure prise en charge des actes chirurgicaux par l'Assurance maladie et les complémentaires santé". Les syndicats de chirurgiens estiment par ailleurs être insuffisamment représentés auprès des organes habilités à négocier avec la Sécu : ils veulent ainsi être invités "à la table des négociations".

Cette semaine d'action - "grève est un vilain mot", indique le Dr Cuq - risque pourtant d'être perçue comme une démarche corporatiste de la part d'une profession déjà bien payée. Philippe Cuq en est conscient mais il rappelle que "la crise actuelle se traduit par une baisse du pouvoir d'achat des ménages" et qu'il est anormal que des interventions aussi importantes soient aussi mal remboursées.

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