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Energie - Vent de colère contre les éoliennes

Jugée la plus "mature" et la moins coûteuse des énergies renouvelables par ses défenseurs, l'énergie éolienne reste la plus polémique et continue de mobiliser d'un même élan pro et anti. Pour preuve, samedi à Paris, environ un millier de manifestants anti-éoliens, dont une dizaine de maires, ont défilé  pour réclamer la suspension immédiate de nouvelles autorisations d'implantation et la suppression de l'obligation d'achat du courant produit par les mâts.

Les protestataires - 300 selon la police - ont répondu à l'appel du "Collectif du 4 octobre", formé opportunément par la Fédération environnement durable (FED, 160 associations) et de nombreuses organisations de défense du patrimoine hostiles au "programme démentiel" du Grenelle de l'environnement pour le développement de l'éolien.

"Perception populaire favorable"
 
Le Grenelle fixe un objectif de 10% d'électricité produite par le vent en 2020, un scénario qui suppose 19.000 MW sur terre et 6.000 MW en mer, soit 8 à 10.000 éoliennes au sol (contre 2.488 en août 2008, pour une production de 3.577 MW selon l'Ademe, l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie). "Malgré les polémiques sur l'éolien, la perception populaire reste très favorable", assurait jeudi Jean-Louis Bal, le directeur des Energies renouvelables à l'Ademe. Il en veut pour preuve une étude BVA publiée mercredi, selon laquelle 79% des personnes interrogées accepteraient l'installation d'éoliennes dans leur région, dont 62% à moins d'un kilomètre de chez eux.

"Pas question de revenir en arrière"

Pour le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) André Antolini, les campagnes anti, "extrêmement violentes, font qu'on n'est pas à l'abri de dispositions meurtrières : le développement de l'éolien ne sera jamais aisé. Mais on y arrivera", assure-t-il. "C'est la technologie la plus mature, la moins coûteuse et les projets existent", ajoute-t-il. André. Antolini se félicite d'ailleurs de l'appui apporté cette semaine par la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie Nathalie Kosciuzko-Morizet. Dans un entretien au Monde, elle a fait valoir les 1,65 millions de tonnes de CO2 dont le rejet a été évité grâce à l'éolien et assure, à propos des tarifs de rachat qu'il "n'est pas question de revenir en arrière". Le tarif en vigueur, de 82 euros/MWh pendant 10 ans, va décroître à 72 euros en 2020. "Notre technologie accepte une baisse de tarif de 2% par an, qui d'autre?", martèle André Antolini.

"Lobby germano-danois"
 
Un argument qui réplique à l'étude publiée en juillet par l'Institut Montaigne, un cercle d'universitaires et de dirigeants d'entreprise, selon lequel un développement de l'éolien conforme aux objectifs du Grenelle de l'environnement induirait un surcoût pour la collectivité d'un milliard d'euros par an entre 2008 et 2020. De son côté, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, qui mène depuis plusieurs mois une croisade contre le développement de l'énergie éolienne, a durci son discours en évoquant "un business souvent douteux". Il y a six mois, M. Giscard d'Estaing avait dénoncé, dans une chronique, "le puissant lobby germano-danois" des éoliennes qui "s'attaque à la campagne française depuis la haute Auvergne jusqu'à Chartres". Tempêtant contre ce qui n'est pas, selon lui, "une énergie renouvelable" mais "une énergie subventionnée", il mettait en garde contre la défiguration de la nature par "la rotation de ces silhouettes dégingandées et funèbres".

"Initiative pronucléaire"
 
Chez les anti nucléaires, le discours est diamétralement opposé. Pour le réseau Sortir du nucléaire, la manifestation anti-éoliennes annoncée samedi est une "initiative pronucléaire et rétrograde". Les éoliennes ne produisent pas de déchets radioactifs et se substituent aux énergies polluantes, souligne par ailleurs le réseau dans son communiqué. Quelques milliers d'éoliennes "défigurent" bien moins la France que les 200.000 pylônes très haute tension, estime encore  cette organisation anti-nucléaire. Les organisateurs de cette manifestation "sont en réalité des gens qui agissent en faveur du nucléaire", estime le réseau. "Ils se sont d'ailleurs placés sous le parrainage de MM. Valéry Giscard d'Estaing (Président de la République de 1974 à 1981) et Marcel Boiteux (PDG d'EDF de 1967 à 1987), deux des acteurs les plus coupables du développement massif du nucléaire imposé en France", ajoute-t-il.

source: http://tf1.lci.fr/infos/sciences/environnement/0,,4111568,00-vent-de-colere-contre-les-eoliennes-.html

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