Teramer, boutique algues microalgues
Nouveau ! Découvrez le flux d'infos continu sur la Spiruline Algosophette ! (RSS 2.0) Le seul flux RSS mondial 100% Spiruline est sur Algosophette !
Accueil > Les nouveautés: choix des catégories > Malnutrition > Les prix des denrées alimentaires vont continuer à augmenter pendant dix ans|    Retour

Les prix des denrées alimentaires vont continuer à augmenter pendant dix ans

Le 29 mai 2008

Une nouvelle étude tire la sonnette d'alarme sur les prix des denrées alimentaires. Ils vont demeurer à des niveaux très élevés au cours de la prochaine décennie, affirment conjointement l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Organisation des Nations unies pour L'Agriculture (FAO) ce jeudi.

Pour la période 2008-2017, les deux organisations prévoient «une augmentation de 20% environ pour la viande bovine et porcine, de quelque 30% pour le sucre brut et le sucre blanc, de 40% à 60% pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre», par rapport à la moyenne observée entre 1998 et 2007. La hausse serait «de plus de 60% pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80% pour les huiles végétales».

Facteurs ponctuels et pérennes

Et encore, cette hausse aurait pu être plus élevée. Selon l'étude, certains des facteurs ayant provoqué les records de ces derniers mois (météo peu propice dans les grandes régions de production céréalière, stocks mondiaux «peu abondants» ou vogue des biocarburants) ont un «caractère ponctuel». Les prix sont «appelés à descendre progressivement», même s'ils «resteront en moyenne plus élevés à moyen terme que pendant la décennie écoulée», ajoute l'étude.

Car si l'offre devrait être accrue par «l'augmentation ininterrompue des rendements», la demande restera dynamisée par «la modification des pratiques alimentaires, l'urbanisation, l'essor économique et la croissance démographique» dans les pays en développement et la soif de biocarburants. Selon la FAO et l'OCDE, le changement climatique pourrait aussi «entraîner des baisses de rendements, et l'amenuisement de l'approvisionnement en eau conduit à prévoir que des régions entières seront abandonnées».

862 millions de personnes qui souffrent de faim et de malnutrition

«Aujourd'hui environ 862 millions de personnes souffrent de la faim et de malnutrition, ce qui souligne la nécessité de réinvestir dans l'agriculture», a renchéri ce jeudi le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, en présentant le rapport à Paris. «Une action cohérente de la communauté internationale est nécessaire de toute urgence pour faire face à l'impact de la hausse des prix sur les pauvres et les affamés», a-t-il plaidé.

Pour le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, «la solution n'est pas le protectionnisme mais l'ouverture des marchés agricoles et la libération de la capacité productive des agriculteurs qui ont su, à plusieurs reprises déjà, répondre aux incitations du marché».

Pour ACF, l'agriculture n'est pas le seul levier


Action contre la Faim a estimé pour sa part que si l'agriculture était un «levier incontournable», il n'était «pas suffisant pour enrayer la faim». Selon l'ONG, «les causes de la faim et de la malnutrition sont nombreuses» et «les initiatives en faveur du développement des agricultures locales ne représentent qu’une réponse partielle à la crise».

«La lutte contre la faim recoupe de multiples aspects: la production agricole mais aussi la relance de l’économie, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la mise en place d’infrastructures de santé, ou encore la réduction de la pauvreté endémique», souligne ACF. Un sommet de l'alimentation se réunira à Rome du 3 au 5 juin

Source : http://www.20minutes.fr

L'équipe Algosophette®  

administration | Conception technique du site: LokiiyLuxe Design, Montpellier