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Kenya: les enfants traumatisés par la violence

Le 3 février 2008

Un grand nombre d'entre eux sont maintenant orphelins
Ils sont des milliers
Comme dans tous les autres pays déchirés par des conflits, les enfants sont particulièrement vulnérables. Au Kenya, certains ont été tués ou blessés dans les violences, d'autres ont perdu leurs parents. Et ils sont nombreux à avoir été témoins de scènes atroces. Matt Prodger, de la BBC, en a rencontré. Son témoignage est émouvant et terrible.

Van a 13 ans. Il est d'Eldoret, un des "points chauds" des récentes violences. En baissant la voix, il parle des événements de la mi-janvier: "ma mère a été attaquée par des hommes armés de machettes. Je n'ai pas vu ce qui s'est passé. Quand je suis arrivé, il y avait du sang par-terre".

"Je suis allé chez un voisin" poursuit Van, "il avait une fracture de la jambe. J'avais si peur... Il m'a dit que j'étais en danger, que je devais fuir".

Un refuge


L'histoire de Van est comparable à celle de milliers d'autres enfants kenyans déplacés.Plus d'une soixantaine d'entre eux sont maintenant hébergés dans l'orphelinat de l'organisation SOS Children (SOS Enfants) dans la banlieue de Nairobi.

Certains ont -si l'on peut dire- de la chance: leurs parents sont portés disparus, mais sont peut-être encore en vie. D'autres savent déjà qu'ils sont maintenant orphelins.

Nicholas Makutsa, de la Croix rouge, est l'un de ceux qui tentent de retrouver la trace des enfants et parents dont on est sans nouvelles. Il a recueilli des témoignages bouleversants de ses jeunes protégés.

Terreur

Certains enfants ont vu leurs parents se faire tuer
Les enfants sont souvent témoins de l'horreur

"Certains de ces enfants m'ont dit qu'ils avaient vu leurs parents se faire tuer. Ils ont vu des gens abattus par des armes à feu, des maisons incendiées, des malheureux brûlés vifs. Ils en sont restés traumatisés".

Pendant que notre correspondant Matt Prodger interroge Nicholas Makutsa, des détonations se font entendre, venant d'un bidonville des environs. Entendant le bruit, les enfants se crispent, terrorisés.

Il peut s'agir de coups de feu tirés par la police, ou d'un règlement de compte entre bandes rivales. Mais après ce qu'ils ont vécu ces dernières semaines, les enfants sont pris de panique, et se précipitent dans une salle de classe pour se mettre à l'abri.

Retrouvailles

De temps en temps, malgré tout, une bonne nouvelle.

La petite Mary, âgée de neuf ans, a un beau visage, mais un regard constamment apeuré. Elle se tient à l'écart, ne parle presque jamais.

Pendant que notre correspondant visite l'orphelinat, on apprend que sa mère, Rosalind, est en vie, et qu'elle est en route vers l'établissemment.

   
Les affrontements se poursuivent
Le Kenya est devenu un pays dangereux

A son arrivée, elle parle du jour terrible quand des bandes de jeunes d'un autre groupe ethnique avait mis le feu à des maisons dans son quartier.

Dans le mouvement de panique qui avait suivi, elle avait perdu Mary. Et depuis deux semaines, chacune pensait que l'autre avait été tuée.

Vers l'inconnu


Lorsque Rosalind retrouve enfin sa fille, elles ne disent rien.

Elles s'étreignent, en pleurant silencieusement.

Puis la jeune femme prend son enfant par la main, et sort de l'orphelinat, sans logement ou argent, pour plonger de nouveau dans un Kenya devenu dangereux.

Source : http://www.bbc.co.uk/french/highlights/story/2008/02/080203_kenya_enfants.shtml

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