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Spiruline et poisson : La résolution de bien des problèmes

La méthode spiruline-poisson : de l'humanitaire à l'univers quotidien des nantis

Pourquoi spiruline et poisson ?
Depuis quelques années, nous constatons la dérive de notre alimentation et deux attitudes restent possibles pour un médecin : soit participer, les bras ballants à la dégringolade afin de préserver ses acquis, en bonne entente avec les laboratoires et les grands trusts bien décidés à nous soumettre, de l'aliment au médicament, soit ruer dans les brancards et réagir vivement face au scandaleux pouvoir de l'argent.
Certains ont choisi la solution intermédiaire, qui consiste à constituer des compléments alimentaires de diverses origines et restitués dans de magnifiques emballages sous forme de capsules, gélules ou comprimés.
Ces gens là n'ont pas complètement tort et je ne jette pas la pierre à l'idée fondamentale : l'alimentation moderne s'appauvrit de jour en jour, et la couverture minérale et vitaminique se réduit à une peau de chagrin que même l'étude SUVIMAX n'a pu cacher.
Bien des études ont mis en évidence le fait qu'un minéral ou une vitamine contenu dans un nutriment soit bien mieux assimilé par notre organisme qu'un conglomérat de vitamines incarcérées dans des cachets en laboratoire.

La spiruline :
Dès les années 80, lorsque je découvris Kousmine et Roy Walford, je me mis à rechercher la plante contenant le maximum de produits indispensables à notre organisme.
En fait, ce qui m'apparut comme l'élément le plus complet n'est pas vraiment une plante : la spiruline est une cyanobactérie qui remonte à l'origine de la vie sur la terre. J'ai coutume de dire qu'il s'agit de notre arrière, arrière-grand-mère. Peu importe que les uns disent qu'elle est âgée de 500 millions d'années alors que d'autres la vieillissent encore au point d'envisager 3 milliards d'années. Il s'agit d'une algue de forme hélicoïdale ou spiralée. Pourtant, comme algue, elle se pose là, car si vous regardez un bassin de culture de spiruline, il est glauque, vert bleu ; si vous y trempez la main, elle ne retient qu'une eau douce et colorée. Cette micro-algue produit de la chlorophylle : c'est aussi un végétal. Pourtant, elle n'a pas de membrane cellulosique; elle est toutefois procaryote (ses cellules ne possèdent pas de noyau), c'est plutôt une bactérie. Voilà pourquoi les savants l'appellent cyanophycée ou cyanobactérie. Cyano, préfixe faisant prévaloir cet étrange pigment bleu sombre qui fait l'objet d'importantes recherches : la phycocyanine.
A l'origine, la spiruline a été retrouvée dans des lacs contenant du natron (bicarbonate naturel dans un milieu aqueux où le pH se situe entre 9 et 11) et situés dans des régions propices où la température se maintient entre 25 et 40°. Nous utilisons dans nos bassins de NSB exclusivement une souche provenant des lacs alcalins du Tchad (mission Ifremer/Olivier Barbaroux/1999) ; cette spirulina platensis, type Lonar a pour intérêt de provenir d'un pays limitrophe, ce qui, pour moi, reste un gage d'équilibre écologique. C'est au Tchad que les kanembous ajoutent le dihé (galette de spiruline provenant d'une filtration de l'eau du lac à travers le sable) dans la sauce agrémentant la boule de mil. Dans les années 70, des chercheurs avaient émis un parallèle entre la santé exceptionnelle des Kanembous et leur consommation journalière de spiruline.
A la suite de cette constatation au Mexique et au Tchad, beaucoup ont tenté d'utiliser la spiruline dans la lutte contre la malnutrition. C'est ainsi qu'en 1993, l'association spiruline-poisson m'apparut véritablement idéale pour notre travail en RCA.

Que contient-elle ?
Pour 100 grammes :
- 60 grammes de protéines végétales : nous trouvons là presque tous les acides aminés (methionine et cystéine sont un peu en retrait.
- 5 grammes de fibres Ñ 140 mg de béta-carotène, précurseur de la vitamine A.
- 10mg de vitamine E
- 3,5 mg de vitamine B1
- 4 mg de vitamine B2
- de 0,15 à 0,30 mg de vitamine B12
- 0,8 grammes d'acide linoléique.
- Des pigments :
-La phycocyanine-1g- : c'est un important stimulant du système immunitaire qui fait l'objet de recherches.
- La chlorophylle-1,1g-
- Des enzymes :
- La SOD ( super-oxyde dismutase : 100 à 400000 unités) ; c'est un des plus puissants anti-oxydants connus et utilisé dans la lutte contre les maladies virales, au premier chef l'hépatite C. La spiruline n'ayant pas de membrane cellulosique, sa SOD est parfaitement assimilée par notre organisme contrairement aux SOD d'origine végétale.
- Des minéraux et autres vitamines : fer, magnésium, zinc  vitamine K entre autres..

Nous retiendrons avant tout les très importants apports en W6 de qualité (acide linoléique et surtout l'acide gamma linolénique ou GLA.), en provitamine A, vitamine E, SOD, Phycocyanine. Peu d'êtres vivants consommables sont en mesure d'apporter de tels trésors alimentaires.

La dose que je préconise aussi bien pour les enfants malnutris que pour les adultes désireux de préserver leur capital santé reste 5 grammes en poudre ou en comprimé. Il faut bien sûr moduler en cas de pathologies ou de circonstances particulières : anémie, maladie auto-immune ou dégénérative, grossesse, allaitement, complémentation du régime des sportifs.Seul un thérapeute habituellement prescripteur de cette algue saura adapter les doses en fonction des besoins.
J'ajoute que pour l'Afrique, l'absence d'iode dans la spiruline ne contient est un inconvénient, alors que chez nous, elle peut toujours être prescrite chez les sujets atteints de maladies thyroïdiennes.

La spiruline, oui, MAIS :
La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a. Si le GLA reste un précieux W6, la spiruline ne contient que des traces d'W3. L'équilibre homéostasique doit toujours être respecté. Le rapport W3/W6 idéal serait de 1/5. J'ai, dans un autre article débattu de la véracité de ce rapport si nous ne tenons pas compte des « bons W3 et des bons W6. Pour résumer, dans le cadre de la malnutrition teintée de sous nutrition, il s'agit d'apporter le maximum d'éléments indispensables à l'aide d'un produit de supplémentation. Dans 10 grammes de spiruline, nous retrouvons 100 mg de GLA, le plus précieux des acides gras poly-insaturés de la série W6 ; en prime, il y a 80 mg/ 10 grammes d'acide linoléique.

Pas de spiruline sans poisson dans la malnutrition :


Voilà pourquoi, l'apport d'W3 est indispensable. Les meilleurs acides gras poly-insaturés de la série sont l' EPA et le DHA, acides gras dérivés de l'acide alpha linolénique. Où les retrouve t'on en grande quantité? Dans le maquereau, la sardine, le saumon, le rouget, appelés poissons gras. Tous les poissons en possèdent mais moins ils en ont, plus il faut en ingurgiter une grande quantité.
La sardine est un poisson gras contenant 10% de matière grasse sur le poids total. Elle contient un chiffre record d'oméga 3 : 1,6 grammes pour 100 grammes, en moyenne, jusqu'à 4,9 grammes dans les meilleures périodes qui se situent entre septembre et octobre.
Elle reste un produit peu onéreux et facilement conservé en boites métalliques.
Il suffit donc de calculer la quantité de sardine et de spiruline à faire ingérer à un enfant malnutri pour qu'il quitte rapidement son déséquilibre métabolique.
Certes, mais la Centrafrique, par définition, ne se trouve pas au bord de la mer. La distribution des boites nécessaires n'est pas à l'abri des ruptures de stock. C'est pourquoi j'ai imaginé qu'il fallait se servir du poisson disponible en RCA. Le plus courant, le plus rustique, le plus facile d'accès et parmi les moins chers : le tilapia. Toutefois, sa teneur en W3, après analyse sur échantillon local, reste très faible. Nous avons demandé à des spécialistes du CIRAD de nous venir en aide en améliorant les techniques de pisciculture dans la coopérative qui est notre partenaire. Certes, ils n'arriveront pas à faire du tilapia un des rois des W3, mais, tout de même, en cas de manque de sardine, il sera possible de les utiliser. Relancer l'élevage du poisson dans un pays aussi enclavé ne peut qu'aider une population victime de monotonie alimentaire, basée sur le manioc.

Résultats de la thèse d'Eric Kouam « Etude comparative de deux régimes alimentaires dans la prise en charge des enfants malnutris à Bangui :
spiruline/sardine versus maïs/soja ». (janvier 2205).

Il s'agit d'une étude randomisée de 9 mois portant sur deux groupes de 75 enfants malnutris qui s'est déroulée à Bangui en 2004. Le premier groupe a reçu quotidiennement 5 grammes de spiruline associés à une sardine à l'huile tandis que l'autre groupe recevait 150 grammes de mélange maïs-soja. Pour le groupe spiruline-sardine, la durée de récupération moyenne fut de 38,6 jours avec un gain de poids moyen de 12,3 g/kg/jour, contre 50 jours et 7,1 g/kg/j pour le groupe maïs-soja, avec une différence significative. La régression des signes cliniques dans la première semaine de traitement fut en faveur du groupe spiruline- sardine. Les deux compléments alimentaires, égaux par rapport au coût, ont amélioré la protidémie et l'albuminémie. L'efficacité de la prise en charge observée procède en grande partie de l'éducation nutritionnelle dispensée aux parents d'enfants malnutris. En terme de pérennité et de revenus à générer, la spiruline associée au poisson est plus avantageuse.

Ces conclusions résumées de la thèse, énoncées de manière scientifique et sans état d'âme nous amène aux commentaires suivants :
Sachant que l'apport maïs-soja est le complément habituel du PAM (programme alimentaire mondial), la confrontation entre spiruline-poisson et maïs-soja ressemblait au scénario de la lutte entre David et Goliath.
A plusieurs reprises, en 95 et 96, nous avions tenté de prouver notre efficacité, mais une étude scientifique, fiable, bien conduite, sans « biais » reste très difficile à mener à bien dans des conditions de travail délicates en Afrique. Les conditions climatiques (saison des pluies) sociales (conflits multiples) comportementales (suivi difficile de la part de l'équipe et des familles qui ne possèdent pas de moyens de transport motorisé (alors que les distances sont souvent élevées) sont autant d'obstacles que nous avons réussis à franchir avec succès.
Pouvoir enfin affirmer, à l'appui d'une telle étude, que notre méthode est d'une grande efficacité, sans discussion possible, nous comble de joie au terme de 15 années de travail acharné. A noter qu'il s'agit d'une première mondiale ; j'espère que ce travail permettra à d'autres de persévérer dans cette direction.
J'attire toutefois l'attention sur la nécessité d'ajouter le poisson à la spiruline. Malgré les atouts indéniables de cette dernière, il ne m'apparaît pas souhaitable de nous contenter de cette algue aux multiples vertus. Tout simplement car elle ne contient pas d'acides gras poly-insaturés de la série des oméga 3. A court terme, les enfants tirent certainement un bénéfice de cette complémentation. A long terme, nous aurons forcément des séquelles consécutives à la carence en dérivés de l'acide alpha linolénique. Le foie, le pancréas, le cerveau et le système immunitaire seront les premiers à en faire les frais.

L'association spiruline-poisson a t'elle une application dans l'équilibre de notre santé ?


Le travail que nous présentons ici témoigne de la puissance d'action du complexe représenté par l'association de deux organismes vivants et complets. Il n'est pas question ici d'extraire des vitamines, minéraux et anti-oxydants à partir d'éléments vivants pour recomposer un nouveau complexe, qui, lui, devient en quelque sorte synthétique puisque recomposé. Il est par ailleurs évident que l'absorption d'un tel produit n'aura pas le même impact que celle d'une association de deux éléments complets et présentés in toto à notre tube digestif.
Comme je l'ai dit !
Voici un petit clin d'oil en référence à un article paru dans ce journal il y a quelques années où j'exprimais ma colère face à la malnutrition croissante dans les pays riches, en particulier le nôtre. Pensez-vous vraiment que les deux cuillères à soupe par jour d'une nouvelle huile miraculeuse produite par monsieur Lesieur peuvent couvrir nos besoins en W6 et W3 ? Nous avons prouvé que notre méthode renforçait l'immunité, améliorait les performances cérébrales, protégeait les organes nobles sans oublier l'apport en vitamines, minéraux et anti-oxydants. Alors, pourquoi pas chez nous ? Sachez que les bien portants peuvent prendre l'équivalent d'une cuillère à café de spiruline chaque jour associant trois poissons gras par semaine (de préférence sardine ou maquereau, mais parfois, pour varier saumon de qualité ou rouget. Pour ceux d'entre nous atteints de sérieuses maladies, alors ajoutons aussi des capsules d'oméga 3 dont l'origine est certifiée.

Qui peut bénéficier du complexe spiruline-poisson ?

L'étude SUVIMAX a clairement démontré que les français étaient carencés en nombreuses vitamines et oligo-éléments. Faut-il pour autant réaliser des dosages coûteux et peu fiables ? Un dosage du fer ou du sélénium dans le sang circulant ne peut nous donner le reflet des stocks dont dispose l'organisme. L'analyse due cheveu peut aider à apporter une réponse mais a surtout un intérêt dans la recherche des métaux lourds.
Notre association, justement permet à notre état physiologique de rester en équilibre car la muqueuse digestive s'adapte aux besoins. Le meilleur exemple est celui due béta-carotène appelé aussi pro-vitamine A. Un excès de vitamine A est toxique alors que nous savons synthétiser la vitamine A en fonction de nos besoins à partir due béta-carotène.
Un individu sain a donc tout intérêt à consommer journellement environ 5 grammes de spiruline par jour et manger des poissons gras trois fois par semaine.

Calculons la dose de poisson nécessaire par jour :

Prenons l'exemple de la sardine ; elle contient :
AGPI :   4,9 g/ 100 g EPA :20 :5:  entre 5 et 15% du poids de graisse ( soit un total d'acides gras polyinsaturés de 4,9 grammes pour 100 grammes de sardine.) en moyenne : 0,50 grammes d'EPA pour 100 grammes de sardine.
DHA : 22 :6:  entre 30 et 40% du poids : en moyenne, 1,75 grammes de DHA.

70 grammes de sardine 3 fois par semaine= 210 grammes de poisson par semaine ; soit 30 grammes de poisson par jour. Cela nous apporte journellement : 0.15 grammes d'EPA et 0,525 grammes de DHA.

Calculs concernant la spiruline :

Acide G linolénique : 130 mg/10 g
Acide linoléique : 100 mg/10g.
Au total, on apporte chaque jour, dans notre méthode de réhabilitation nutritionnelle 700mg d'EPA+DHA et 230 mg d' omega 6 sous forme d'acide gamma-linolénique+ acide linoléique.
Dans le cas d'organismes malades, les capsules d'oméga 3 ont tout leur intérêt en renforçant l'apport d'EPA et DHA forts utiles dans la lutte contre l'oxydation cellulaire et la défense de l'immunité, sans parler du renforcement des membranes cellulaires.
Dans le cas de maladies graves, la prise de 10 grammes de spiruline associés à trois prises de poisson gras par semaine et trois capsules par jour d'oméga source permettra une amélioration très nette de l'état général. L'application de ce protocole a un intérêt majeur :
Durant le traitement des cancers ( chimiothérapie et radiothérapie).
Lors des maladies auto-immunes Au décours des interventions chirurgicales.
Pendant grossesse et allaitement.
En prévention des maladies infectieuses hivernales et chez les sujets récidivant leurs infections.
Lors des troubles de la croissance.
En cas d'allergies.

Jean Dupire.
Médecin
Directeur des projets de NSB
Site : associationnutritionsantebangui.com
@Mail : nusaba@wanadoo.fr
tel-fax 0251721056

Ce travail n'a pu s'effectuer sans le soutien de tous les membres de NSB.
Le docteur Valentin Nebanga, directeur du centre nutritionnel a permis le suivi des enfants pendant la durée de la thèse.
Le docteur Kouam est l'auteur de la thèse qu'il a pu mener à bien malgré les nombreuses difficultés qu'il a rencontré ( troubles sociaux majeurs, suivi difficile des enfants à leur domicile lors qu'ils étaient «  perdus de vue »).ou Le docteur Gody, chef de service de pédiatrie à Bangui, a apporté son concours en supervisant cette thèse avec efficacité. Sans oublier son épouse, médecin épidémiologiste, élément indispensable pour la rigueur du travail statistique.
Le docteur Branger, pédiatre épidémiologiste au CHU de Rennes, qui a permis de
valider les résultats.

Source : http://associationnutritionsantebangui.com/pages/articles.html

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