Teramer, boutique algues microalgues
Nouveau ! Découvrez le flux d'infos continu sur la Spiruline Algosophette ! (RSS 2.0) Le seul flux RSS mondial 100% Spiruline est sur Algosophette !
Accueil > Les nouveautés: choix des catégories > Santé > La médecine environnementale : Pourquoi ?|    Retour

La médecine environnementale : Pourquoi ?

Le 02 Octobre 2007

La flambée des cancers de toutes origines : Après la seconde guerre mondiale 70 000 personnes mourraient chaque année de cancer ; nous en sommes à 150 000 morts par an dont 30 000 par le tabac.

Chaque année 280 000 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués donc on en guérit moins d’un sur deux.

On constate une très forte augmentation des pathologies d’origine endocrinienne :

-- Baisse de la fertilité masculine : En 1992, des Danois ont publié un article montrant qu’en cinquante ans, la concentration des spermatozoïdes était passée de 100 à 60 millions par millilitre de sperme.

Jean Bouyer (Inserm), coresponsable de l’Observatoire épidémiologique de la fertilité nouvellement créé écrit : « La qualité du sperme s’est altérée ». Les chercheurs ont constaté une augmentation des cancers du testicule et de certaines malformations congénitales comme les cryptorchidies (testicules non descendus dans les bourses) et les hypospadias (orifice de l’urètre en position anormale sur le gland). Tout cela évoque un trouble général de la fonction reproductrice chez l’homme, qui pourrait être dû à des perturbateurs endocriniens. Les pesticides et les phtalates, qui sont des composants des plastiques, sont ainsi accusés. Cependant, on manque de données globales car les études sont difficiles à faire.

-- Augmentation des cancers des testicules
: Ce cancer représente 1 à 2% des cancers masculins.

-- Augmentation des cancers de la prostate
: Chaque année en France, le cancer de la prostate touche plus de 40 000 hommes et représente la deuxième cause de mortalité par cancer, Un homme sur sept en est atteint au cours de sa vie, soit la même incidence que le cancer du sein chez les femmes. En 20 ans le nombre de cancer de la prostate a été multiplié par 3.

--  Augmentation des anomalies congénitales sexuelles
: selon le Pr. Sultan, "nous avons trouvé que les enfants nés de parents dans un environnement exposé aux pesticides, fongicides ou herbicides ont 4 fois plus de risque de malformations génitales".

-- Augmentation des cancers du sein.

On passe de 1 femme sur 10 pour les femmes de la génération des 70 ans, à 1 femme sur 8 pour les cinquantenaires, enfin les prévisions sont à 1 sur 5 pour la génération des 30 ans. En 20 ans, le nombre de cancer du sein a été multiplié par 2. Une étude américaine de 2003 qui a suivi 437 femmes atteintes d’un cancer du sein. Celles qui n’avaient jamais utilisé de déodorant ni d’anti-transpirant, et qui ne s’étaient jamais rasé les aisselles, avaient un âge moyen de survenue de cancer du sein de 67 ans. Inversement, celles qui avaient largement utilisé des déodorants et des anti-transpirants, tout en se rasant les aisselles, avaient un âge moyen de survenue de cancer du sein de 59 ans, soit 8 années de moins...

-- Baisse de la fertilité féminine.

-- Augmentation des cancers de l’enfant : + 1% / an

2 - LA FAIBLE SENSIBILISATION DE L’OPINION PUBLIC :

Parmi les rares études menées sur le sujet, on peut relever celles du WWF et de Greenpeace :

WWF : 2 études En 2004, WWF a prélevé un peu de sang à 47 volontaires de 17 pays européens (dont 39 membres du Parlement européen). Les scientifiques ont ensuite analysé les échantillons pour y quantifier la présence de 101 produits chimiques répartis en cinq familles : les pesticides organo-chlorés, les polychlorobiphényles, les retardateurs de flammes au bromure, les phtalates et les composés perfluorés. Au final, pas moins de 76 des 101 substances recherchées ont été identifiées dans le sang des cobayes européens.

En 2005, WWF a analysé 3 générations d’une même famille en Bretagne ; on a retrouvé sur 107 produits chimiques différents recherchés, 34 chez la grand-mère, 26 chez la mère et 31 chez le fils.

Greenpeace : 1 étude


Une étude commanditée par Greenpeace et le WWF démontre à quel point les foetus sont confrontés à la présence in utero de substances dangereuses produites par l’homme.

Intitulée A Present for Life, cette étude a été réalisée au départ de 42 échantillons de sang maternel et de 27 échantillons de sang de cordons ombilicaux. Une vingtaine de substances dangereuses appartenant à 8 groupes chimiques différents y ont été identifiées.

Selon Greenpeace, en vingt ans, les cancers ont augmenté de 40 % et l’asthme a doublé (un enfant sur trois est touché en Europe). Aujourd’hui, 10 % des enfants présentent des allergies et un couple sur sept rencontre des problèmes de stérilité (50% de baisse du nombre de spermatozoïdes sur les deux-trois dernières générations)...

Comment expliquer le développement de ces maladies chroniques ? Aujourd’hui, un homme sur deux et une femme sur trois sont confrontés à un cancer. Les cancers touchant les enfants augmentent de 1 % par an tous types de cancers confondus (on atteint 2 % pour les cancers cérébraux et 3 % pour les leucémies). En vingt ans, le nombre de cancers du sein a été multiplié par deux, et celui des cancers de la prostate par trois.

Des actions de sensibilisation du public très limitées :

Dans les couloirs de l’hôpital Gustave Roussy, des panneaux expliquent le risque toxique avec, entre autres, l’étude sur le sang fœtal (Greenpeace), la consommation des pesticides et l’augmentation des cancers, l’étude sur les anti perspirant, l’aluminium et le cancer du sein. Cette initiative reste malheureusement isolée.

3 - LES FACTEURS DECLENCHANTS DES CANCERS

Dans les pays en voie de développement les facteurs de risques classiques restent la cause principale : infection au virus de l’hépatite B et C (cancer du foie), à l’hélicobacter (cancer de l’estomac), au papillomavirus (cancer du col de l’utérus) et bien entendu le tabac et l’alcool.

Dans les pays industrialisés, en mettant toujours à part le cas du tabagisme et de l’alcoolisme, les facteurs environnementaux sont déterminants, ceux-ci sont représentés

• la pollution chimique

-- agro alimentaire ; produit phytosanitaires dont les pesticides en premier lieu, les engrais

-- les dioxines produits par les incinérateurs
: la France possède le plus grand nombre d’incinérateurs au monde après le Japon, une politique attentionnée est pratiquée de renouvellement des établissements vétustes et des remises à normes régulières, cependant les doses de dioxines retrouvées dans l’alimentation est tout juste compatible avec les doses préconisées par l’OMS et très supérieures à celles préconisées par les USA (Pr.Belpomme) .

-- la pollution atmosphérique
: de nombreux efforts ont fait considérablement diminué la teneur en plomb de l’air ( essence sans plomb), mais de nombreux autres polluants y sont retrouvés dont des particules d’hydrocarbures ; selon une étude américaine 5% des cancers du poumon seraient dû à la pollution atmosphérique.

-- La toxicité des produits chimiques des cosmétiques
: paraben, en 2006, 22 colorants capillaires ont été classés toxique.

-- les rayonnements dont essentiellement les UV actuellement car la radioactivité sauf cas particulier est bien contrôlée.

• pour l’instant les études sont réconfortantes sur les champs électromagnétiques ( ligne à haute tension et téléphone portable) cependant il faut garder un œil attentif , les évolutions techniques peuvent dépasser des seuils actuellement acceptables.

3.1 Les pesticides

La consommation des pesticides en France est élevée : en raison de l’importance de sa surface cultivable, elle est le 3° pays au monde en consommation de produits phytosanitaires après les USA et le Japon mais la 6° en Europe au poids consommé rapporté à l’hectare cultivé.

CONSOMMATION DES SUBSTANCES ACTIVES PHYTOSANITAIRES


DANS LES PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE
(en kg/ha de surface agricole) Pays-Bas 17,5 Belgique 10,7 Italie 7,6 Grèce 6 Moyenne européenne 4,5 Allemagne 4,4 France 4,4 Royaume-Uni 3,6 Luxembourg 3,1 Espagne 2,6 Danemark 2,2 Irlande 2,2 Portugal 1,9

Les pesticides sont présents dans 96 % de nos rivières et 61 % des eaux souterraines l’IFEN (Institut Français de l’Environnement 17 août 2006).

Le problème de la rémanence : le DTT a été supprimé en 1972 et pourtant on le retrouve dans le sang aussi bien chez les adultes nés bien avant 1972 que chez les jeunes enfants qui consomment des produits encore contaminés par ce produit.

Bien d’autres pesticides ont été par la suite également interdits mais leur biodégradabilité est très faible. La commission REACH continuer cette surveillance en pouvant dorénavant demander des études de non toxicité aux firmes de phytosanitaires et procédé à des interdictions. Mais les phytosanitaires sont de plus en plus nombreux et plus toxiques à très faibles quantités.

Le Professeur Charles Sultan de l’Institut National de la santé et de la recherche médicale (Inserm - U540) a testé plusieurs dizaines des pesticides, fongicides et herbicides. Plusieurs publications récentes témoignent de l’action anti-androgénique de ces composés, capables de perturber la différenciation sexuelle masculine.

Différentes études permettent aujourd’hui de relier l’exposition précoce à ces composés et l’appauvrissement du sperme, l’augmentation du nombre de cancers du testicule ou du sein, dont le nombre a été multiplié par 5 en 12 ans" précise le Pr. Sultan et il poursuit « le docteur Jeandel, une de mes collaboratrices, a analysé tous les nouveaux-nés d’une maternité entre janvier 2002 et mai 2003.

Elle a donc examiné plus de 2000 nouveaux-nés masculins, et étudié chez ces nouveaux-nés masculins l’incidence des malformations génitales. Et ce qu’elle a observé est tout a fait significatif, à savoir une augmentation considérable, je dis bien considérable (30 à 40 fois supérieure à celle que nous attendions), des malformations génitales chez le nouveau-né masculin ».

Une étude internationale sous la direction de l’Environemental Protection Agency (EPA) a été initiée en novembre 2006 sur les effets des pesticides sur la puberté féminine et la survenue postérieure de cancers. L’équipe de Montpellier y participera pour représenter la France. L’exposition aux pesticides pourrait être la cause de l’augmentation de risques de cancers (en particulier des lymphomes non hodgkiniens), de troubles de la reproduction et des effets endocriniens adverses (en particulier infertilité masculine et malformations congénitales de l’appareil génital masculin), ainsi que de troubles neurologiques. »

En outre, la maladie de Parkinson a, pour la première fois en France en 2006, été reconnue maladie professionnelle pour un ancien ouvrier agricole. Une récente étude américaine montre en effet que l’exposition aux pesticides augmenterait de 70% le risque de développer cette maladie. Dans le même esprit, une étude récente menée en Gironde montre que le risque d’être victime d’une tumeur cérébrale est multiplié par 2,6 chez les personnes les plus exposées, agriculteurs et viticulteurs.

Isabelle Baldi (Bordeaux) a donc comparé 221 adultes vivant en Gironde et atteints d’une tumeur cérébrale (cancer et gliome) à des témoins de même âge et sexe. Le risque de cancer du cerveau apparaît multiplié par 2,58 pour les sujets les plus exposés aux pesticides. Il atteint même 3,21 pour le gliome, une tumeur particulière. De même, les personnes qui traitent leurs plantes d’intérieur avec des pesticides auraient un risque multiplié par 2,6.

3. 2 LES METAUX LOURDS

L’intoxication au cadmium :

http://www.imaage-paris.com/actu/article.php3 ?id_article=209

L’intoxication à l’aluminium :

http://www.imaage-paris.com/actu/article.php3 ?id_article=151

L’intoxication au mercure :

http://www.imaage-paris.com/actu/rubrique.php3 ?id_rubrique=7


4 - POURQUOI LA MEDECINE ENVIRONNEMENTALE NE PEUT SE METTRE EN PLACE

Deux raisons expliquent la difficulté de mise en place :

• Le problème du dosage

Pour établir un diagnostic d’intoxication, il faut commencer par des dosages biologiques. Or les deux grands laboratoires d’analyses médicales, qui sont Pasteur Cerba et LCL n’ont pas de dosages possibles des pesticides (cela ne peut se faire que via l’INRA) et en ce qui concerne les métaux lourds, ils n’ont que des normes pour les travailleurs postés.

• Le problème des normes


Aucune norme européenne pour travailleur non posté n’existe. On commence seulement à soupçonner qu’il faut revoir les courbes de doses admissibles de la plupart des métaux. Les études de WWF et de Greenpeace n’ont pu qu’affirmer la présence de toxique sans pouvoir déterminer si le taux est élevé ou non étant donné l’absence de norme. Quand on contacte ces laboratoires d’analyses, ils confirment l’intérêt de ces dosages mais arguent du caractère onéreux de leur mise en place ; seulement 300 000 euros ! , mais devant la faible demande actuellement, ils préfèrent ne pas faire l’investissement tout en affirmant qu’ils réfléchissent à cette orientation.

• Le problème du traitement

Une fois le diagnostique établit il faut proposer un traitement ; le seul existant est la chélation. Le chélateur va se complexer avec les produits toxiques et l’aider à s’éliminer de l’organisme. Cette chélation est couramment pratiquée outre-atlantique mais est interdite en France en dehors d’intoxication reconnue professionnelle.

Néanmoins, l’augmentation récente du nombre des études conduit à penser que les choses pourraient évoluer :

Le Dr Philippe Presles, médecin, tabacologue et diplômé du MBA (Master of Busines Administration) du groupe HEC, est également rédacteur en chef du site www.e-sante.fr. Il a écrit deux livres importants : “Prévenir Alzheimer”, “les cancers”, “l’infarctus” et “vivre en forme”, avec Catherine Solano l’occasion des 26èmes Journées françaises d’endocrinologie clinique, nutrition et métabolisme, qui se sont tenues à Paris en décembre 2006. Il a fait paraître les résultats d’études alarmantes sur l’usage excessif des pesticides en France.

La France est un des pays qui utilise le plus de produits phytosanitaires (pesticides, insecticides, herbicides, fongicides). Elle se situe au 4ème rang mondial et au premier en Europe. Cette pratique est condamnable car 25 à 40% de ces substances sont ensuite retrouvées dans l’atmosphère, mais aussi dans les eaux de pluie, de surface ou souterraines. Selon une étude américaine, la fertilité des couples exposés baisse de 20%. Le spermogramme des hommes exposés présente des anomalies et les femmes ont des cycles plus longs

Sur les 123 incinérateurs que compte notre pays, une centaine n’est toujours pas aux normes de l’arrêté du 20/9/02
! Même en respectant ces normes, un incinérateur de 100 000 tonnes rejette chaque année 120 tonnes d’oxyde d’azote, 30 tonnes de dioxyde de soufre, 5 tonnes de monoxyde de carbone, 6 tonnes d’acide chlorhydrique, 1 tonne de poussières, 300 kg de métaux lourds, 100 kg d’acide hexa fluorhydrique, 60 kg de cadmium, et 60 mg de dioxines !

Les conséquences pour notre santé sont connues, cancers, leucémies, baisse de la fertilité...etc...

Les femmes qui travaillent à la ferme ont trois fois plus de risque de développer un cancer du sein que celles qui n’ont jamais travaillé dans l’agriculture. C’est une étude canadienne qui démontre cela. Les résultats sont parus dans Annals of the New York Academy of Sciences. L’étude a duré plus de deux ans et a inclus 564 patientes atteintes de cancer du sein dont 154 vivaient en milieu agricole. La causalité serait due aux pesticides et autres substances utilisées dans l’agriculture.

• Toujours dans le domaine de l’environnement, une exposition au perchlorate (utilisé dans l’alimentation), au fuel, aux explosifs et autres substances pyrotechniques entraîne un dysfonctionnement de la glande thyroïde, particulièrement pour celles qui ont un taux urinaire bas en iode. C’est une étude américaine du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) parue dans Environmental Health Perspectives qui expose ce résultat. 2300 personnes ont été incluses dans cette étude.

Pr. Belpomme : ces maladies créées par l’homme.Albin Michel

Source : http://www.imaage-paris.com/actu/article.php3?id_article=482

L'équipe Algosophette  cancer_Algosophette

administration | Conception technique du site: LokiiyLuxe Design, Montpellier